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  • Joëlle Michiels

Le besoin de reconnaissance

La reconnaissance est un élément fondamental de la réussite et du bien être.

Elle fait partie des besoins fondamentaux de la pyramide de Abraham Maslow (1908-1970).

Elle constitue un levier important dans la construction de l’identité et influence l'investissement de la personne dans ce qu'elle fait, que ce soit au niveau professionnel ou personnel.



Brun et Dugas distinguent quatre formes de reconnaissance dont une s'adresse à la personne, deux s'adressent au processus de travail et une au produit fini.



  1. La reconnaissance existentielle porte sur la personne dans son intégrité: sa singularité physique, affective, psychologique et cognitive.

  2. La reconnaissance de la pratique concerne les actes, c'est-à-dire le comportement, les capacités, l'expertise et la manière dont la personne exécute les tâches.

  3. La reconnaissance de l'investissement est en lien avec l'engagement, l'énergie, la motivation déployée par la personne.

  4. La reconnaissance des résultats s'adresse au produit fini, au rendement.

Exprimer notre reconnaissance sous ces quatre formes en ciblant les réussites et en soulignant aussi le comportement et les efforts de la personne aura bien sûr plus d'impact.

Déjà un simple " Bonjour, je suis contente que tu sois venu" exprimé avec sincérité et simplicité nourri notre confiance en nous.

Un mot, un geste, un regard, une récompense, les signes de reconnaissance sont multiples.

Eric Berne, fondateur de l'Analyse Transactionnelle, utilise le terme de "stroke" qui signifie caresse ou coup en anglais, pour désigner une unité de reconnaissance.

Il en distingue quatre types: positif, négatif, conditionnel et inconditionnel.



Les signes positifs agissent à de nombreux niveaux, ils améliorent notre image de nous, renforcent notre confiance, augmentent notre motivation et notre engagement.

Par cet article je veux attirer votre attention sur une règle humaine fondamentale qui est

" Mieux vaut un signe de reconnaissance négatif que pas de signe du tout".

Dès lors, prenons conscience que toute personne recherchera des strokes négatifs , pour utiliser le terme d'Eric Berne, plutôt que l'indifférence.

L'absence de reconnaissance entraine des comportements de retrait et de démotivation qui peuvent menacer, voire détruire l’individu dans sa propre personnalité.  

Puissent ces quelques lignes vous donner envie de "stroker" positivement de manière authentique et congruents. Vous avez un moyen gratuit pour contribuer à l’épanouissement de chacun.

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